Phasage & cinématique
Anticiper les enchaînements et sécuriser la coordination.
Anticiper les enchaînements et sécuriser les interfaces
Le phasage et la cinématique permettent d’anticiper la façon dont le chantier va se dérouler dans le temps et dans l’espace. Chez CIPLAME, nous analysons les hypothèses de mise en œuvre afin de proposer des scénarios cohérents avec les contraintes techniques, la logistique et le planning. Cette approche met en évidence les enchaînements, les ruptures de charge, les zones de coactivité et les interactions entre corps d’état, afin de faciliter la prise de décision en phase de préparation et d’exécution.
La cinématique apporte une vision dynamique du projet. Elle rend visibles les étapes clés, positionne les moyens, précise les interventions successives et permet de valider les hypothèses de production. En complément du phasage, elle améliore la compréhension du fonctionnement du chantier par l’ensemble des acteurs : maîtrise d’œuvre, maîtrise d’ouvrage, entreprises et équipes travaux.
Cette représentation est particulièrement utile sur les opérations complexes, les sites contraints, les projets multi-phases ou les environnements en exploitation.
Au-delà de l’aspect visuel, le phasage constitue un outil de gestion et de coordination. Il contribue à stabiliser le planning, à réduire les aléas liés aux interfaces et à fluidifier la coordination entre les corps d’état techniques et architecturaux. En permettant d’identifier les points sensibles en amont, il aide à dimensionner les moyens, à ajuster la cadence et à sécuriser le chemin critique du projet.
Une aide précieuse pour la préparation et la communication
Le phasage et la cinématique facilitent les échanges entre les intervenants, obtiennent des validations rapides et renforcent la lisibilité du chantier. Ils s’intègrent naturellement dans la préparation de chantier et soutiennent la coordination en phase EXE.
FAQ
Questions autour du phasage & de la cinématique
En quoi le phasage peut-il influencer le chemin critique d’un projet ?
Le phasage met en lumière les enchaînements d’exécution et les dépendances entre tâches. En visualisant les interfaces sensibles – souvent entre le gros œuvre, les réseaux ou les corps d’état techniques – il devient possible d’identifier le chemin critique réel, celui qui conditionne le délai. Cette analyse permet également de tester différentes hypothèses de séquencement, d’ajuster les cadences, de modifier l’ordre de certaines interventions ou de rééquilibrer les ressources pour limiter les risques de dérive planning.
Le recours à une cinématique 3D apporte-t-il une valeur ajoutée sur les projets complexes ?
Oui. La cinématique 3D améliore considérablement la lisibilité d’un projet lorsqu’il comporte plusieurs phases, une forte coactivité, des contraintes logistiques ou une réalisation en site occupé. Elle offre un support de communication clair pour obtenir des validations, faciliter la coordination et sécuriser la prise de décision. C’est un outil apprécié notamment sur les opérations institutionnelles, hospitalières, industrielles ou en milieu urbain dense, où la compréhension spatiale et temporelle du chantier est un enjeu.
Comment le phasage soutient-il la coordination entre le GO et le TCE ?
Le phasage met en séquence les interventions du gros œuvre, puis celles des corps d’état techniques et architecturaux, en tenant compte des priorités, des interfaces et des contraintes de coactivité. Il permet d’anticiper les zones où les interventions se superposent, de définir les pointes de charge, d’éviter les blocages et de stabiliser la cadence globale du chantier. Cette meilleure lisibilité réduit les aléas liés aux interfaces et contribue à une exécution plus fluide.
Le phasage peut-il être utilisé en réponse aux appels d’offres ?
Tout à fait. En phase AO, le phasage sert à démontrer la pertinence d’une stratégie d’exécution, à argumenter un choix constructif ou à justifier une organisation logistique. Il permet également de valoriser des propositions techniques, de mettre en avant une optimisation planning ou de sécuriser le délai annoncé. Cela renforce la crédibilité de la réponse et facilite le dialogue avec la maîtrise d’œuvre et la maîtrise d’ouvrage lors des échanges techniques.