Planning GO
Le délai d’un projet se joue souvent sur les phases gros œuvre.
Structurer le rythme du chantier et sécuriser les séquences clés
Sur un chantier, le tempo se joue très souvent pendant les phases de gros œuvre. C’est à ce moment que se mettent en place les structures, les rotations, les levages, le bétonnage et les cadences. Le planning GO sert à articuler ces étapes de manière fluide, en tenant compte des moyens disponibles, du mode constructif et des interfaces à venir. L’objectif n’est pas seulement de dérouler un ordre logique, mais de trouver une organisation qui tienne en production.
Les séquences GO ne sont jamais isolées : elles conditionnent ce que pourront faire les corps d’état techniques et architecturaux. Anticiper ces interfaces permet d’éviter les décalages, les congestions ou les trous d’air qui viennent casser le rythme. C’est ce travail d’équilibrage qui rend un planning fiable, capable d’absorber les contraintes réelles du terrain et les aléas inhérents à l’exécution.
Un planning GO bien construit donne de la visibilité aux équipes travaux. Il permet d’ajuster les moyens, de concentrer les efforts sur les zones critiques et de sécuriser les délais. Le gain se mesure rarement sur une tâche unitaire, mais sur la capacité du chantier à garder une vitesse constante, sans rupture ou surcharge imprévue.
Une ossature temporelle pour la suite du chantier
Une fois le gros œuvre lancé, le planning installe un rythme dont hériteront les autres intervenants. Les réseaux, les façades, les doublages, les plafonds, puis les finitions s’imbriquent dans une chronologie qui ne laisse que peu de marges. Lorsque le GO garde le tempo, le TCE trouve sa place ; lorsque le GO dérape, l’ensemble du chantier en subit les conséquences. C’est précisément pour cette raison que le planning GO doit être robuste, argumenté et compatible avec la réalité du terrain.
La coordination entre GO et TCE ne se joue pas uniquement en fin de planning : elle se prépare dès la définition des séquences, des jalons et des zones libérées. L’objectif est d’éviter les conflits d’intervention, les surcharges de charge grue ou les longues attentes entre deux étapes clés. Un planning GO lisible améliore la communication entre les équipes, fournit des repères temporels fiables et limite les arbitrages tardifs.
Bien construit, le planning GO devient un support précieux pour la maîtrise d’œuvre, la maîtrise d’ouvrage et la production. Il étaye les engagements de délai, renforce la crédibilité des scénarios d’exécution et sert de base aux ajustements inévitables au fil du chantier. C’est une colonne vertébrale temporelle : invisible pour certains, essentielle pour ceux qui pilotent le projet.
FAQ
Planning GO – questions fréquentes
Pourquoi le planning GO influence-t-il autant le délai global d’une opération ?
Les phases de gros œuvre concentrent la majeure partie du chemin critique. C’est pendant ces étapes que se construisent les structures, que se fixent les cadences de bétonnage, que la grue est la plus sollicitée et que les premières interfaces se mettent en place. Lorsque le GO tient son tempo, le TCE peut dérouler derrière ; l’inverse crée des décalages qui s’amplifient en fin de chantier. Un planning GO fiable agit donc comme amortisseur et contribue à stabiliser le délai global.
En quoi le planning GO facilite-t-il la coordination entre les corps d’état techniques ?
Les corps d’état techniques interviennent sur des zones libérées par le GO, avec un ordre et des cadences qui s’emboîtent. Le planning GO précise ces jalons, évite les conflits d’intervention et réduit les temps morts. Une bonne articulation entre gros œuvre et TCE permet d’anticiper les approvisionnements, d’ajuster les moyens et de sécuriser la coactivité. Cette visibilité évite notamment les arbitrages tardifs et les reprises non prévues.
Le planning GO peut-il être un élément différenciant en phase d’appel d’offres ?
Oui. En phase AO, un planning GO cohérent soutient la stratégie d’exécution, renforce la crédibilité du délai annoncé et valorise le savoir-faire de l’entreprise. Lors des échanges techniques, il permet de justifier des choix constructifs, des moyens ou des cadences. Sur des opérations complexes ou à délai contraint, cet argumentaire technique peut peser dans la décision de la maîtrise d’ouvrage ou de la maîtrise d’œuvre.
Comment le planning GO prend-il en compte les aléas et les imprévus du chantier ?
L’objectif n’est pas d’éliminer les aléas, mais de les absorber. Le planning GO intègre des marges, des séquences tampon et des zones d’ajustement pour éviter que la moindre perturbation ne se répercute sur tout le chantier. Certains aléas – intempéries, approvisionnements, congestions grue, interfaces imprévues – peuvent être anticipés dès la phase de préparation. Plus le planning est construit en amont, plus il gagne en résilience une fois sur le terrain.